
Plus
ou moins l'infini
Cie
111 /
Conception: Aurélien Bory / Mise en
scène: Phil Soltanoff
Succédant
à IJK et Plan B, présenté au
Théâtre Garonne en 2003, Plus ou moins l’infini
s’annonce comme le dernier volet d’une trilogie consacrée
à l’espace.
Si IJK et Plan B étaient
respectivement basés sur l’idée de volume et de
plan, Plus ou moins l’infini ambitionne de se focaliser
sur la ligne afin d’examiner tout ce qui peut advenir entre les
deux pôles indiqués par le titre. Partant de l’image
d’une ligne tracée à main levée, et de ce
qu’une telle image révèle «à la fois
volonté de perfection et approximation du trait», le
spectacle évolue, non sans défier les apparences et les
lois de l’équilibre, en oscillation constante entre
«vouloir fort et y parvenir presque».
Ces
présupposés ne doivent surtout pas laisser croire que
Plus ou moins l’infini se résume à une
série de froides abstractions, à l’usage exclusif
des géomètres chevronnés connaissant leurs
axiomes sur le bout des doigts.
Nul besoin d’être un
expert en maths pour se glisser entre les lignes, multiples et
remuantes, lignes de force et lignes de mire, lignes de hanche et
lignes de chance, qu’entrecroisent agilement des
acteurs-manipulateurs plus portés sur la pratique que sur la
théorie... Si elle emprunte beaucoup aux arts du cirque –d’où
un goût immodéré pour les acrobaties en tous
genres–, cette pratique ne revendique aucune ascendance
particulière.
Avec Plus ou moins l’infini, la
Compagnie 111, vise ainsi, dans la continuité de ses
créations précédentes, à alterner les
possibilités tout en variant les plaisirs: «Nous situons
notre recherche à la lisière de différents
domaines. Nous aimons non pas être au cœur des
disciplines mais tout au bord, sur la tranche. Créer un
vocabulaire qui ne soit pas perçu uniquement comme du
jonglage, de la danse, du théâtre d’objet mais
tout simplement comme un événement visuel.»
Le
metteur en scène américain Phil Soltanoff, qui avait
déjà apporté sa collaboration à Plan
B, a été sollicité, cette fois encore, par
l’équipe de la Compagnie 111 pour mener à bien ce
nouvel «événement visuel»